Sauvons la bio en Ile de France !

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citoyens demandent que la région Ile de France soutienne davantage l'agriculture bio !

En participant à cette mobilisation en ligne, vous avez conscience que votre courriel est transmis aux cibles de la pétition et que vous recevrez ponctuellement les bilans de cette action ainsi que d’autres actions similaires en provenance de l’association Agir pour l’Environnement via son Courriel’Action. Désabonnement possible dans chaque courriel envoyé ou sur simple demande.

Pourquoi cette pétition ?

MAJ 20/01/2017 – Après une première mobilisation réussie en décembre dernier, l’avenir du pôle de développement de l’installation en agriculture bio en Ile-de-France Abiosol, regroupant :

  • le Réseau des AMAP d’Ile-de-France,
  • Terre de Liens Ile-de-France,
  • le Groupement des Agriculteurs Bio d’Ile-de-France
  • et la couveuse d’activités agricoles les Champs des Possibles demeure encore incertain.

Votre participation sera déterminante pour garantir un développement citoyen et participatif de la bio en Ile-de-France.

Signez et diffusez cette pétition !


La mobilisation de plusieurs semaines de citoyens et d’acteurs agissant en faveur du développement d’une agriculture biologique, paysanne et citoyenne a permis d’obtenir en décembre dernier de la Région Ile-de-France une révision du budget alloué à l’agriculture biologique.

En effet, après avoir baissé ce budget d’un tiers en 2016, l’exécutif régional a décidé de revenir à une enveloppe proche de 2015, soit 1,550 M d’euros dédiés au développement de l’agriculture biologique. C’est une première victoire !

Un budget ne fait pas tout !

Les citoyens et l’ensemble des organisations professionnelles doivent être associés à la stratégie agricole régionale. Cette dernière est en cours d’élaboration en Ile-de-France et cette pétition vise à faire entendre la place de tous les acteurs dans les orientations que la région décidera de prendre.

Alors que l’Ile-de-France consacre trois fois moins de surface pour l’agriculture bio que le reste de la France (2,2 % contre 5,8 % en moyenne nationale) et qu’elle accueille le moins d’agriculteurs bio ( seulement 250) elle reste tout de même le 1er bassin de consommation de produit bio !

Cette place n’est pas seulement l’œuvre de citoyens-consommateurs mais de citoyens soucieux de la démocratie et souveraineté alimentaire. C’est pour cela qu’ils doivent intégrer les lieux de discussion et de décision des orientations des politiques publiques régionales, aux côtés des structures agricoles dans leur diversité, de façon à ce que le développement de l’agriculture bio tienne compte de toute la pluralité des acteurs.

A ce stade des débats sur le budget qui sera voté entre les 23 et 26 janvier prochain nous n’avons pas d’assurance sur le fait que les structures du pôle ABIOSOL bénéficieront bien de l’augmentation. Ainsi, nous attendons une ouverture de la gouvernance (Plan bio, Comité régional installation transmission, Agence des espaces verts, autres…) pour impliquer toutes les composantes de l’agriculture dans la définition des orientations et la gestion des fonds.

L’agriculture biologique ne peut se développer que si c’est l’ensemble des aspects de son développement qui sont soutenus. C’est bien la complémentarité et la somme des projets qui dynamisera l’agriculture biologique, paysanne et citoyenne sur le territoire francilien de l’installation de nouveaux paysans et l’accompagnement à la conversion vers l’AB, à la structuration d’outils de transformation en passant par la formation, la veille foncière et l’accompagnement à la transmission de fermes.

Cette pétition est soutenue par :

  • Le Groupement des Agriculteurs Biologiques de la Région Île de France : il œuvre pour le développement durable et le maintien de l’agriculture biologique par et pour les agriculteurs;
  • Le Réseau AMAP Île-de-France fédère paysans et consommateurs : il accompagne une diversité d’acteurs dans le développement de projets agricoles économiquement pérennes et ancrés dans les territoires;
  • Terre de Liens Île-de-France : il accompagne les candidats à l’installation dans leur recherche de foncier et mobilise collectivités et citoyens autour d’actions concrètes afin de préserver les terres et faciliter l’installation;
  • Les Champs des Possibles : c’est une couveuse d’activités agricoles qui permet aux futurs agriculteurs franciliens d’expérimenter leur projet en grandeur réelle avant installation, afin d’en assurer la viabilité et pérennité.

Impression


Au lendemain des élections régionales, plusieurs présidents de région (Rhône-Alpes-Auvergne, Hauts de France, PACA…) ont décidé une nette diminution voire un arrêt du financement des dispositifs de soutien et de développement de l’agriculture biologique et paysanne.

En Ile-de-France, la présidente de région, Valérie Pécresse, malgré ses promesses de campagne, semble privilégier une agriculture productiviste au détriment du développement tant attendu de la bio. Le budget régional sera débattu à la mi-décembre 2016 et voté à la mi-janvier 2017.

Nous n’avons que quelques semaines pour la faire changer d’avis !

La demande de produits bio ne cesse d’augmenter : + 20 % au 1er semestre 2016. L’Ile-de-France concentre une bonne part des consommateurs : 20 % de la population sur 2 % du territoire national.

Près de 60 % des franciliens consomment régulièrement bio et 88 % des parents souhaitent du bio dans les cantines pour leurs enfants (sondage CSA 2015).

Pourtant la surface consacrée à l’agriculture biologique en Ile-de-France reste trois fois moindre que dans le reste de la France (2 % contre 6 % en moyenne nationale). Cette région est celle qui compte le moins d’agriculteurs bio : 251 alors que c’est le 1er bassin de consommation.

La région Ile-de-France représente pourtant un potentiel important car la moitié de la superficie de la région est constituée de terres agricoles avec plus de 5 000 exploitations réparties  sur  569 000 ha.

Mais depuis 30 ans l’artificialisation et la concentration des terres agricoles ainsi que la monoculture ont provoqué des changements importants avec notamment la disparition de 70 % des éleveurs, 90 % des maraîchers et 90 % des arboriculteurs. La surface agricole a été réduite de près de 20% et le nombre d’exploitations a baissé de 60%. 90 % des surfaces agricoles sont désormais occupées par les grandes cultures.

Il y a donc urgence à agir pour enrayer ce phénomène, d’autant que l’impact de l’agriculture industrielle sur l’environnement et la santé est préoccupant :

  • Les cours d’eau de la région sont parmi les plus touchés en France par la pollution aux nitrates et pesticides d’origine agricole.
  • La pollution de l’air et le changement climatique sont liés pour partie aux épandages agricoles (notamment en protoxyde d’azote et en ammoniac). S’y ajoutent les émissions des nombreux transports routiers longue distance nécessaires pour approvisionner la région en alimentation.
  • La perte de biodiversité : disparition massive des colonies d’abeilles mais aussi disparition de la petite faune sauvage notamment dû à l’usage massif de puissants pesticides de type néonicotinoïde pour les grandes cultures.

Le pôle Abiosol créé en 2009 regroupant le Groupement des Agriculteurs Biologique d’Ile de France, le réseau des AMAP IdF et Terre de Liens IdF œuvre pour accompagner les porteurs de projets, faciliter l’installation de nouveaux paysans bio et leur trouver des  marchés rémunérateurs en circuit courts avec des résultats concrets :

  • 40 000 citoyens engagés dans les circuits courts de distribution avec 95 agriculteurs franciliens
  • le doublement des surfaces en bio depuis 2009
  • l’installation de 89 nouveaux paysans bio,
  • la formation de 250 paysans et candidats à l’installation

Nous demandons donc à la Présidente de la région :

  • le maintien et l’augmentation du financement aux dispositifs existants de développement de l’agriculture biologique et paysanne dont le pôle Abiosol.
  • le respect du plan bio Etat-région 2014-2020 dont l’objectif était de tripler la surface bio d’ici 2020. -l’augmentation globale du financement consacré à l’agriculture biologique notamment pour accélérer les conversions et aider à l’installation de nouveaux agriculteurs en bio;
  • l’ouverture des instances de gouvernance agricole aux acteurs de l’agriculture bio, paysanne et citoyenne;
  • la transparence sur l’affectation des terres agricoles;
  • l’arrêt de l’artificialisation des terres agricoles;
  • le soutien aux circuits courts de distribution
  • d’augmenter la part de produits bio et locaux dans les cantines des lycées de la région